Sortie du 17 juillet

Sortie du 17 juillet: nord Luxembourg, Clervaux, Vianden


160km prévus, participants: R.Turello, Yannick, Lionel, G.Molitor.


Départ en voiture pour Oberpallen, près d'Arlon.


Parcours: Colpach, Holtz, Bigonville, Hochfels, Bavigne, Liefrange, Nothum, Wiltz, Clervaux, vallée de l'Our, Vianden, Hochfels, Bourscheid, heiderscheid, Rambrouch, Colpach, Oberpallen.


Température très agréable au départ. Ciel dégagé, aucune crainte de mauvais temps semble-t-il, mais ce ne sera pas le cas...


Le début de la randonnée nous fait parcourir d'agréables routes tranquilles. Quelques bosses, notamment celle du moulin de Bigonville, sont passées sans problèmes. Arrêt au Hochfels où l'on découvre un panorama magnifique sur la vallée de la Sûre, ainsi que quelques vestiges de l'offensive allemande de décembre 44 vers Bastogne.

Une route non signalée à Liefrange nous fera faire quelques km en plus.

Après une longue descente, Wiltz sera traversée rapidement. Puis arrive une route très pittoresque le long de la Clerve. Mais la carte n'indiquait pas la présence de nombreuses côtes; leur effet se fera sentir par la suite...

A Clervaux, R.Turello commence justement à montrer des signes de fatigue, il décide de raccourcir son parcours. Après étude de la carte, il prend la N7 vers Hoscheid tandis que les 3 autres cyclos continuent vers la vallée de l'Our. Nous nous retrouverons au camping du moulin de Bourscheid.

Il reste 20 km à faire pour arriver à Vianden; la route étant pratiquement plate cela ne devrait pas poser de problèmes mais chez nous aussi la fatigue commence à se faire sentir. Il fait maintenant très chaud, les bidons se vident et nous envions les nombreux pique-niqueurs qui sont à l'ombre alors que nous pédalons en plein soleil. Et comme de bien entendu pas de fontaine pour se désaltérer ou de magasin pour acheter des boissons...

En arrivant à Vianden, nous apercevons le château où Victor Hugo a séjourné. Les rues sont pleines de touristes, nous tentons de grimper la route pavée menant au château mais nous devons renoncer à proximité de celui-ci, la pente devenant trop forte et nos jambes de moins en moins vaillantes...

Nous devions manger là, mais les touristes ( motorisés, ceux-là ) allaient et venaient, il n'y avait pas d'endroit disponible. Aussi nous décidons de sortir de Vianden, tant pis pour le château !

Et ça monte toujours ! La température aussi d'ailleurs ( 33°C à l'ombre ).

A la sortie d'un virage, remarquant un endroit ombragé, je mets pied à terre; Yannick m'imite, il ne demandait pas mieux ! Lionel, qui nous précédait de 100m, n'a pas vu notre arrêt, il nous rejoindra 5mn plus tard. Affalés dans l'herbe, recherchant l'ombre, nous absorbons les provisions liquides sorties des sacoches. Le jus de fruit est tiède, il ne rafraîchit guère. Nous essayons de grignoter quelque chose mais ça ne passe pas. Alors nous ne pouvons faire qu'une petite sieste, histoire de reprendre quelques forces. Nous pensons à R.Turello qui doit être maintenant bien installé au camping...

Quand nous repartons nous nous sentons un peu mieux et pouvons rouler à allure à peu près normale; mais là un autre problème apparaît: le soleil fait fondre le goudron et, de nombreuses portions de route étant couvertes de gravillons, nous en récupérons de grosses quantités qui se collent sur nos pneus, on dirait de loin des pneus cloutés ! Et quant au bruit qu'ils font...

Enfin, vaille que vaille, après encore plusieurs longues côtes et un arrêt près d'un ruisseau pour se rafraîchir bras et jambes, nous arrivons au camping. Là, R.Turello nous attend; il a l'air frais et dispos tandis que nous... Il nous emmène au bord d'un ruisseau, quel plaisir d'y plonger les jambes !

Après avoir vidé quelques bouteilles d'eau minérale, nous repartons tous les quatre car l'heure tourne.

Et par quoi recommence-t-on ? Par une côte bien-sûr, et quelle côte ! Ses 4km nous font bien regretter le ruisseau du camping.

Après Bourscheid, le temps devient tout à coup très inquiétant. De gros nuages noirs barrent l'horizon, et ils semblent se déplacer bien vite vers nous. Du coup la température baisse brusquement et nous roulons bien plus facilement maintenant mais les nuages deviennent très menaçants.

En arrivant à Heiderscheid le soleil a disparu et nous sommes soudain pris dans une véritable bourrasque, un vent violent soulève des nuages de sable et de poussière; nous nous abritons alors derrière un hangar. Après un quart d'heure aucune amélioration, les premières gouttes tombent, et elles sont imposantes. Notre situation devient critique et nous nous précipitons vers une station-service pour nous abriter. Nous retrouvons là d'autres cyclos et des motards, piégés tout comme nous.

La pluie tombe à verse, le vent souffle toujours autant et le ciel est d'un noir d'encre. Que faire ? Nous n'avons pas d'éclairage sur nos vélos, nous ne pouvons rester là éternellement !

Alors, en désespoir de cause, vaincus par ce temps infâme, nous nous résignons à appeler un taxi; R.Turello et moi le prenons pour aller rechercher les voitures garées à 25km de là pendant que les jeunes gardent les vélos...

Retour sans gloire, mais les nombreuses branches tombées sur la route montrent que nous avons bien fait de mettre un terme à notre randonnée; les journaux du lendemain indiqueront d'ailleurs que le vent soufflait à 120km/h là où nous étions !

Et nous nous consolerons en apprenant qu'une sortie familiale organisée par le club ce jour-là avait connu aussi des problèmes du même genre...


Arrivée à Longuyon à 20h. R.Turello a couvert 105km, les autres ont fait 130km.


Cette randonnée méritera d'être refaite, le nord du Luxembourg est en effet fort pittoresque. Mais il faudra, en raison des difficultés du parcours, que le temps soit moins chaud qu'aujourd'hui !


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