Page 13 (1983)

 

Sortie du 17 juillet


Nord Luxembourg : Clervaux, Vianden.

160 km prévu.

Participants : R.Turello, Lionel, Yannick et G.Molitor (capitaine de route).

Parcours : Colpach, Holtz, Bigonville, Hochfels, Bavigne, Liefrange, Nothum, Wiltz, Clervaux, vallée de l’Our, Vianden, Hoscheid, Bourscheid, Heiderscheid, Rambrouch, Colpach, Oberpallen.


Commentaires :

 

Température très agréable au départ. Ciel dégagé, aucune crainte de mauvais temps ne semble-t-il. Mais ce ne sera pas le cas.


Le début de la randonnée nous fait parcourir d’agréables routes tranquilles. Quelques bosses, notamment celle du moulin de Bigonville, sont passées sans problèmes. Arrêt au Hochfels où l’on découvre un magnifique panorama sur la vallée de la Sûre. Une route non signalée à Liefrange nous fera faire quelques kilomètres en plus. Après une logue descente sur Wiltz, qui sera traversé rapidement, succède une route très pittoresque le long de la vallée de la Clerve. Mais la carte n’indiquait pas la présence de nombreuses côtes ; leur effet se fera sentir par la suite. A Clervaux, R.Turello commence à montrer des signes de fatigue. Il décide de raccourcir son parcours. Après étude de la carte, il prend la N7 vers Hoscheid tandis que les 3 autres cyclos continuent vers la vallée de l’Our. Nous nous retrouverons au camping du moulin de Bourscheid.


Il reste 20 km à faire pour arriver à Vianden ; la route étant presque plate, cela ne devrait pas poser de problèmes, mais chez nous aussi la fatigue commence à se faire sentir. Il fait maintenant très chaud, les bidons se vident et nous envions les nombreux pique-niqueurs qui sont à l’ombre, alors que nous, nous faisons les guignols en plein soleil. Et bien-sûr, pas de fontaine pour se désaltérer ou de magasin pour acheter des boissons.

En arrivant à Vianden, nous jetons seulement un coup d’œil rapide sur le château qui mérite pourtant mieux que cela. Les rues sont pleines de touristes, nous tentons de grimper la route pavée menant au château mais nous devons renoncer à proximité de celui-ci, la pente devenant trop forte et nos jambes de moins en moins vaillantes. Nous devions manger là, mais les touristes (motorisés ceux-là, ils n’étaient pas fous) allaient et venaient ; il n’y avait pas d’endroit tranquille. Aussi nous décidons de sortir de Vianden, tant pis pour le château !

Et ça monte toujours ! La température aussi, d’ailleurs ! (32° à l’ombre).


A la sortie d’un virage, je décide d’arrêter là cette comédie et m’installe sur le bas-côté. Yannick m’imite, il ne demandait pas mieux. Lionel, qui nous précédait de 100 m, n’a pas vu notre arrêt ; il nous rejoindra 10 mn plus tard. Affalés dans l’herbe, à l’ombre, nous absorbons les provisions liquides sorties des sacoches. Le jus de fruit est tiède, il ne rafraîchit guère. Nous essayons de grignoter quelque chose, mais ça ne passe pas. Alors nous ne pouvons que faire une petite sieste, histoire de reprendre quelques forces. Nous pensons à R.Turello qui doit être maintenant bien installé au camping.


Quand nous repartons, nous nous sentons un peu mieux et pouvons rouler à allure normale. Mais là, un autre problème apparaît ; le soleil fait fondre le goudron et de nombreuses portions de route étant couvertes de gravillons, nous en récupérons de grosses quantités sur nos pneus, on dirait de loin des pneus cloutés ! Quant au bruit qu’ils font dans les garde-boue !



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