Page 21 (1983)

 

Des cyclos partent vers Cluses ou même Taninges en voiture avec le vélo sur le toit. Nous en verrons même quelques-uns effectuer l'ascension vers Les Gets de cette façon. Ils diront peut-être qu'ils ont 'fait' le Joux Plane mais sans préciser qu'ils l'ont seulement descendu... Pas très sportif cela !


Bien des cyclos laissent des forces dans les premiers cols et arrivent assez éprouvés à Morzine. C'est ici que les choses sérieuses commencent: dès la sortie de la ville, un mur se présente à nous. Vite, le 32 dents est passé et je grimpe tant bien que mal. Si c'est comme cela jusqu'au sommet, ça promet ! Je double bien des cyclos qui continuent à pied. Un kilomètre après, les choses s'arrangent car la pente s'adoucit un peu (tout est relatif bien-sûr...)


Quelques fontaines permettent à chacun d'étancher sa soif; on les voit de loin: si on distingue au lointain un rassemblement de cyclos, c'est qu'il y a de l'eau à proximité !


Derrière moi, un cyclo aux cale-pieds bloqués et ne pouvant plus avancer chute lourdement dans le fossé. S'il n'a rien, son vélo par contre est sérieusement abîmé, la randonnée s'arrête là pour lui...


La petite descente qui suit le col de Ranfolly fait croire que l'ascension est terminée, mais ça se remet à grimper pour arriver enfin au sommet de Joux Plane.


Terminé pour ce géant du Tour, je ne m'en suis pas trop mal tiré... Descente rapide sur Samoëns où nous retrouvons les cyclos participant aux circuits 2 et 3; beaucoup de monde donc sur la route.


Ravitaillement au cirque du Fer à Cheval, dans un cadre magnifique. Bien des cyclos font la sieste ou piquent-niquent en famille sous les arbres.


Après le petit col de Châtillon, nous prenons une petite route vers Arâches où a lieu le dernier contrôle. Route tranquille, étroite, pittoresque mais assez raide. Une pancarte destinée à nous encourager nous indique à un moment le contrôle à 5km. La chaleur aidant, ces 5km paraîtront interminables; il est nécessaire de poser plusieurs fois pied à terre.


A Arâches, un chapiteau nous attend, on nous y sert à manger et surtout à boire, juste récompense après les efforts que nous venons de fournir...

Les difficultés sont maintenant derrière moi, il ne reste plus qu'à se laisser glisser sur Balme puis à rejoindre Sallanches, ce qui sera fait à une allure très soutenue...

 

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